1. Patras             PHOTOS

        21 janvier 2018         on a parcouru environ 2693km

    La Grèce nous a accueillis avec de la grisaille et de la pluie. Ayant constaté qu'il y a bien peu d'hôtes dans ce pays sur nos portails favoris Couchsurfing et Warmshowers, nous avons, à notre arrivée à Patras, déniché une petite chambre pour une nuit sur Airbnb. Le propriétaire s'est révélé être particulièrement peu amical, et le petit prix annoncé cachait une longue liste de choses à payer en plus, dont notamment le chauffage... Après un tel accueil dans ce nouveau pays, nous nous sommes dit que les choses ne pourraient que s'améliorer. En effet, le soleil fit son apparition le lendemain, et d'après les prévisions météo, il ne devrait pas nous quitter de sitôt. Un seul problème : le froid. Nous avons donc décidé d'éviter les montagnes pour l'instant, cette fois pas en raison du dénivelé mais pour conserver nos orteils. Nous avons laissé notre couverture supplémentaire à Palerme, Giorgio nous avait indiqué qu'il valait mieux remplacer nos matelas par des modèles plus isolants que trimballer cette énorme bout de tissu. Car le froid vient principalement du sol et nos sacs de couchage sont suffisamment performants. Oui, nos matelas étaient très limite en termes d'isolation et en plus, après 2 mois de voyage, montraient de sérieux signes de faiblesse. Alors notre famille Le Père Noël nous en a offert de nouveaux de bien meilleures qualité : d'après le fabricant, nous ne devrions pas sentir le froid jusqu'à -7°C. Bonne nouvelle ! Autres résolutions : toujours pour la même raison, nous ne quitterons pas la Grèce pour aller plus au nord avant fin mars. Ainsi nous avons deux mois pour profiter tranquillement du pays. Il serait judicieux de rester le plus longtemps possible au sud. Nous nous sommes inscrits sur le site wwoof.org. Wwoofing est une organisation internationale qui met en lien les fermes, en général biologiques, avec les personnes qui désirent leur donner un coup de main en échange d'un lit et d'une bonne assiette. Nous essaierons de trouver une ferme où nous pourrons apprendre des rudiments d'agriculture et dormir au chaud.

     

    Sur ce, montons sur notre vélo et remettons-nous à pédaler !

     

  2. Kalamata  PARCOURS           PHOTOS

        27 janvier 2018         on a parcouru environ 2919km / 226 km - étape II

    Sur notre route entre Patras et Kalamata, nous avons eu l'impression de rouler dans un énorme champ d'oliviers. On croyait en avoir vu beaucoup en Italie, mais là, il faut bien avouer que c'est le niveau d'au-dessus. Les olives de Kalamata sont d'ailleurs connues dans le monde entier. Ce sont des grosses olives noires de table. Cette culture n'est pas récente, puisqu'à Olympie, il y a près de 3000 ans, les vainqueurs des Jeux portaient déjà la fameuse couronne d'oliviers. Nous sommes passés visiter les restes du fameux berceau des Jeux Olympiques, et avons appris pas mal de choses. A l'époque, outre les course de chars et concours de trompette, il y avait également des épreuves pour les enfants. Mais seulement pour les garçons : en effet, les femmes n'avaient pas le droit de participer aux épreuves, ni même d'y assister, sous peine d'être précipitées du rocher du Typaion (on ne sait pas trop où c'est, mais ça n'a pas l'air agréable). Elles ont du coup créé leur propres Jeux, sur le même principe : les Héraia dans la ville d'Argos. Les Jeux Olympiques étaient une fête religieuse, en l'honneur de Zeus. Une énorme statue de celui-ci, œuvre du sculpteur Phidias en or et en ivoire (dite « chryséléphantine », par les gens qui veulent avoir l'air intelligent) et répertoriée comme une des 7 merveilles du monde antique, trônait dans le temple principal de la ville. Elle a malheureusement été détruite dans un incendie, contrairement au stade bien conservé où nous avons pu piquer un petit sprint.

     

    A part les olives et les Jeux, il y a aussi des tas d'églises. Petites, en pierres, elle nous plaisent beaucoup. Nous n'avons par contre pas encore réussi à entrer dedans, car elles sont toutes fermées ! La religion officielle en Grèce est chrétienne orthodoxe, et l'église n'est pas séparée de l'Etat. Les prêtres, ou plutôt les popesm sont donc des fonctionnaires.

     

    Niveau météo, comme prévu il n'a pas fait chaud. Nous avons eu droit à nos premières gelées nocturnes, mais grâce à notre super matos et à la bouillotte que Cindy a décidé d'acquérir, nous avons passé de bonnes nuits et ne nous en sommes rendus compte que le matin, en admirant les champs givrés.

     

    Après 5 jours de route, nous sommes arrivés chez nos premiers hôtes grecs à Kalamata. Konstantinos et Stella. En plus de leur chaleureux accueil, nous avons eu l'occasion de discuter longuement avec eux pour essayer de mieux comprendre ce pays encore mystérieux pour nous.

     

    Pour la semaine qui vient, nous avons prévu notre première expérience de Wwoofing. Nous aiderons des producteurs... d'olives évidemment, qui nous hébergeront dans leur petit village de Saïdonia.

     

  3. Saidona  PARCOURS           PHOTOS

        04 février 2018         on a parcouru environ 2976km / 283 km - étape II

    12 km de montée bien raide depuis la mer, pour atteindre la maison de nos Wwoofers à Saidonia... Après le col du matin, autant dire que nous commencions à serrer les dents. A mi-pente, nous passons devant une belle tablée, avec de la musique et des carafes de rosé. Nous apercevant, ils commencent à nous applaudir, puis nous invitent à venir les rejoindre. Nous n'hésitons pas longtemps. Suivant les versions, un des convives fête l'anniversaire du jour où il a failli se faire écraser par un arbre, ou bien il célèbre la mort de son frère survenue quelques jours auparavant. Nous n'aurons pas le fin mot de l'histoire, mais repartirons avec le sourire et un hoquet tenace.

     

    Nous arrivons épuisés, la nuit tombée, chez Jérôme, Tatiana, leurs enfants et leurs oliviers.

     

    Un petit coin de paradis, avec, quand le temps le permet, des couchers de soleil sur la mer. Le matin, pendant que les enfants sont à l'école, nous aidons Jérôme et Tatiana à faire les feux. Au cours de la récolte des olives des mois précédents, ils ont coupé des branches, cela facilite la récolte et surtout cela permet une meilleure production l'année d'après (pour plus d'information, lire l'article du blog Récolte d'Olives). Il faut maintenant récupérer le bois de chauffage et brûler le reste, sur place, en veillant à ne pas déclencher d'incendie. Ils ont jusqu'à fin avril, d'après la loi grecque, pour terminer cette opération sur leurs 1 300 oliviers. Plus tard, le risque d'incendie est beaucoup trop grand.

     

    L'après-midi, nous avons quartier libre pour nous reposer, jouer un peu de musique, nous balader, faire des croissants,...

     

    Merci à Jérôme, Tatiana, Néphélie, Michel et Malo (le chien) pour cette très belle semaine passée en leur compagnie, assaisonnée d'huile d'olive bio succulente à tous les repas !

     

    Et maintenant, en route vers une nouvelle aventure en Wwoofing, à 3 jours de route, dans un sanctuaire de Mère Nature... »

     

  4. Demonia  PARCOURS           PHOTOS

        11 février 2018         on a parcouru environ 3116km / 423 km - étape II

    Trois jours de route dans des paysages solitaires et magnifiques pour aller de notre exploitation d'oliviers à notre nouvelle ferme à la pointe Sud Est du Péloponnèse, toujours via l'organisation Wwoofing. Cette fois-ci, nous avons passé une semaine chez Maria et Alexandros, qui ont, sur un beau coin de terre vierge, décidé d'installer leur lieu de vie. Ils l'ont construit eux-même avec l'aide de quelques volontaires et professionnels, dans un but de parfaite harmonie avec la Nature.

     

    Concrètement, pendant les 3 ans qu'a duré construction de leur maison, Aleksandros et Maria ont vécu dans une caravane, désormais destinée aux volontaires comme nous. Ils ont planté les arbres et et les plantes, construit leur maison avec un mélange de paille et d'argile. Cette maison ne retient pas l'humidité et possède une très bonne isolation, chose assez rare en Grèce. Le résultat est très professionel. L'intérieur de la maison est principalement en bois brut, très cosy, moderne. Dans un but d'autonomie énergétique, l'électricité est produite par 6 panneaux photovoltaïques, plus 2 panneaux solaires thermiques pour chauffer l'eau. L'eau de pluie est récupérée, et les eaux usées servent à arroser les plantes. Du coup, il faut utiliser des produits d'hygiène et d'entretien biologiques. De la même manière, il est demandé de ne pas consommer de nourriture „industrielle” avec conservateurs chez eux, car tout retourne à la terre. De plus, ils ne consomment pas d'aliments d'origine animale, principalement par respect pour ceux-ci, mais également pour des raisons environnementales et de santé. On fait pipi dehors, en arrosant les plantes, et caca (pour votre gouverne, mot venant du grec „kakos; signifiant „mauvais”) dans des toilettes sèches écologiques. Après quelques mois, avec les copeaux de bois, cela produit un bon engrais gratuit (moyennant certaines conditions sur l'alimentation et la réalisation du compost tout de même).

     

    Dans un but d'autonomie alimentaire, ils possèdent un grand potager, des arbres fruitiers et beaucoup d'oliviers. Pour apporter de la diversité, les arbres domestiques sont combinés avec les variétés sauvages, ils n'utilisent aucun produit ou engrais de synthèse, et s'inspirent des principes de la permaculture.

     

    La maison est terminée, mais il reste beaucoup de boulot à faire à l'extérieur. Des arbres à (re)planter, des murs de pierre à monter pour marquer les limites du terrain, des oliviers à tailler et de nouveaux bâtiments à construire. Le but principal de ce lieu est d'accueillir des cours de nutrition et médecine alternative, stages de spiritualité, autosuffisance et vie en harmonie avec la Nature. Maria et Alexandros, la cinquantaine, sont très cultivés sur ces sujets et conduisent déjà des stages depuis quelques années. Le lieu a pour nom Korogonas Ark, du nom du plateau sur lequel il est installé, et a pour but à moyen terme l'installation d'autres personnes, pour vivre en communauté.

     

    Notre petite semaine là-bas s'est révélée très intense. Nous avons appris des tas de choses. Nous avons beaucoup travaillé dehors, nettement plus que lors de notre expérience précédente à Saïdona. Le travail était également plus physique, et nous avons eu quelques belles courbatures. Concernant la nourriture, nous avons beaucoup apprécié les repas très sains préparés par Maria, et avons senti rapidement ses effets positifs sur nos organismes. Il fut par contre moins facile de s'adapter au rythme des repas : on ne mange pas le matin, car prolonger le jeûne de la nuit est apparemment un bon moyen d'évacuer les toxines. Bon, nous mangions quand même une orange et des fruits secs, il ne faut pas exagérer ;)

     

  5. Corinthe  PARCOURS           PHOTOS

        21 février 2018         on a parcouru environ 3471km / 778 km - étape II

    Faits divers des derniers jours sur la route:

     

    Lundi 12, 15h : A l'horizon, une île ou plutôt un gros caillou inhospitalier. Mais de l'autre côté de l'île, invisible depuis la côte, se trouve la superbe ville byzantine foritifiée de Monemvassia. Des maisons de pierre, toutes avec vue sur mer, séparées par un dédale de petites ruelles tranquilles. Le bruit des vaguelettes, loin de tout. On y resterait bien quelques semaines.

     

    Mardi 13, 7h30 : Quelques chiens fort impolis viennent nous réveiller en aboyant devant notre tente. L'un d'eux, attiré par son doux fumet, met son museau sous le haut vent et embarque la chaussure droite de Thibaut. Avec joie et un léger dégoût, Thibaut retrouvera sa chaussure mâchouillée près d'1 km plus loin, sur un petit sentier.

     

    Vendredi 16, 16h : Après un bon col à 900m d'altitude, nous redescendons sur le plateau de Tripoli. Herbe verte, pommiers, petits villages tranquilles. Peut-être est-ce à cause d'une pointe de nostalgie mais cela rappelle à Thibaut les paysages de son Dauphiné natal. En tous cas, on a l'impression d'un coup d'avoir quitté la Grèce et ses sempiternels champs d'oliviers.

     

    Samedi 17 : A notre arrivée à Nauplie, un homme nous interpelle. Depuis 10 ans, Tasos voyage chaque année quelques mois à vélo. Il en connait un rayon et nous conseil de bon itinéraires pour notre futur ascension Européenne. Nous avons le droit à une visite guidée de sa ville et à de bons cafés.

     

    Dimanche 18, 17h : Près de Epidaure, pour éviter la pluie, nous nous arrêtons ce soir dans une auberge. Le petit déjeuner du lendemain, d'abord annoncé à 5€ par personne, nous est finalement offert. Et puis tant qu'à faire, le diner aussi et un tupperware de riz aux moules pour la route.

     

    Lundi 19, 15h : Nous voilà à Epidaure, dans le sanctuaire d'Asklepios, dieu de la médecine. Les malades y venaient depuis toute la Grèce, espérant une intervention du dieu qui,selon la légende, les guérissait dans leur sommeil. Des petits mots de remerciements des malades guéris ont d'ailleurs été retrouvé gravés sur d'imposantes tablettes de marbre. Le site est également célèbre pour son amphithéâtre à l'acoustique réputée.

     

    Mardi 20, 17h : Il pleut encore. Nous tentons notre chance auprès d'un magasin de bricolage : le patron accepte qu'on dorme dans son entrepôt. Mais attention, il nous déconseille d'en sortir pendant la nuit, car il sort ses trois gros chiens dans la cour.

     

    Illustrations et bonus en photos.

     

  6. Athina  PARCOURS           PHOTOS

        28 février 2018         on a parcouru environ 3573km / 880 km - étape II

    Nous sommes en Grèce depuis plus d'un mois. Nous nous en sortons de mieux en mieux avec la langue. Concernant l'alphabet, nous l'avons appris très rapidement, dans le ferry entre l'Italie et la Grèce. Nos études scientifiques nous ont aidées car α, β, ε, θ, λ, μ, π, φ et ψ, nous était familier. A l'oral, c'est plus difficile. Mais en nous voyant sur notre tandem, tout le monde nous adresse la parole en anglais. En effet, la culture du vélo est très peu présente en Grèce et seuls des „xéno”= étranger, peuvent avoir l'idée de voyager comme cela. Les rares cyclotouristes grecs que nous avons rencontrés nous ont expliqué qu'eux aussi avaient droit aux „Hello” et aux „How are you”.

     

    Pour notre grand plaisir, nous avons découvert que les Grecs mangent beaucoup de sésame. Ils utilisent ces graines dans les plats salés, font des confiseries croquantes au miel et du halva, qui s'achète à la coupe, attention, pas moins de 500gr !:) Outre le halva, notre carburant et remontant favori est le tahini, une crème composée uniquement de graines de sésame écrasées. Nous en mettons tous les matins dans l'avoine, ou bien le mangeons tout simplement à la (petite) cuillère. Il existe également une version au cacao... Jésus Marie Joseph ! Meilleure que le Nutella ;)

     

    L'entrée à Athènes, dans cette ville gigantesque, sale et bruyante nous a fait un drôle d'effet, surtout après la quiétude du Péloponnèse. Mais la première répulsion passée, nous avons pu profité des avantages de la ville. Tout d'abord la mise à jour de notre garde-robe : Thibaut a acheté de nouvelles chaussures, Cindy un nouveau pantalon de sport. Nous étions hébergés chez Déa, une étudiante française en échange Erasmus, que Cindy avait rencontré l'année dernière à Lyon. Raphaël, le colocataire de Dea, également français, s'est révélé être un jeune musicien, plus précisément violoniste de jazz, sorti de l'école de musique Didier Lockwood. Ironie du sort, nous le rencontrons quelques jours seulement après avoir appris la mort du fondateur de l'école, également violoniste de jazz et pédagogue. Nous faisons de belles jam sessions avec lui et ses amis musiciens. Le premier soir, nous avons assisté à son concert dans un bar/squat au sixième étage d'un vieil immeuble, dans le fameux quartier Exarcheia. Pour są part, Dea nous a appris pas mal de choses sur ses études d'archéologie. Autant dire qu'en Grèce, elle est bien tombée. Au cours de notre séjour à Athènes, Cindy est tombée malade et a dû rester deux jours au lit. Dans ces moments là, être au chaud sous un toit est bien agréable.

     

  7. Meteora  PARCOURS           PHOTOS

        13 mars 2018         on a parcouru environ 3981km / 1288 km - étape II

    On part d'Athènes. Ce n'est pas sur notre route, et il n'y a rien d'intéressant à y voir, mais nous tenons à faire le parcours original de 42 km qui relie Athènes à Marathon (le parcours en lui-même n'est pas du intéressant non plus, mais bon, c'est pour le geste).

     

    Le 2 mars au soir nous festoyons notre septième année passée ensemble. Au bord du port nous trouvons un petit restaurant dans lequel nous nous régalons et nous buvons du Tsipouro (eau de vie locale).

     

    A Achillio nous avons rendez-vous avec Efie et Theodoros, les parents de Vasilis que nous avons contacté via le site Warmshowers. Nous sommes accueillis comme des rois et Efie apprend à Cindy à faire du halva. Pas le halva au sésame. Il y a deux autres sortes de halva, un gâteau fait à base de semoule et un autre fait à base de maïzena. C'est ce dernier qui est au programme de la soirée et il ressemble un peu à la texture des loukoums turcs.

     

    Le lendemain, le temps est pluvieux. Nous faisons 35km avant que Vasilis, nous croisant sur la route au volant de sa voiture de police (c'est son métier), nous ordonne de nous arrêter chez lui à Almiros. Nous rencontrons sa merveilleuse femme et ses trois enfants. Avant de repartir nous changeons les plaquettes de freins qui sont déjà usées dans un atelier de vélo, quant à Vasilis, il nous lave et brosse notre cassette de vitesse, et nous donne de précieux conseils pour prendre soin de notre véhicule.

     

    Ce n'est également pas sur notre route mais nous tenons à voir les Météores. Formation géologique, des pitons rocheux en haut desquels il y a mille ans, des moines ont construit leurs monastères. Nous bifurquons à l'intérieur des terres et pour la première fois en Grèce nous roulons sur du plat sur plus de 100km. Quel dommage qu'il y ait un vent de face! C'est peut-être ce vent qui nous a mis à terre, nous ne savons pas, mais 30km avant les Météores nous nous arrêtons dans un petit village et nous demandons à un jeune homme si nous pouvons planter notre tente dans son jardin. Très bonne inspiration car c'est ainsi que nous faisons la connaissance de Thanasis, chez qui nous resterons une semaine... oui, car Cindy qui était sur la bonne voie de la guérison retombe malade et ce plus violemment qu'à Athènes. Rien de grave, mais assez pour qu'elle se retrouve complètement à plat. Le mal de tête et la toux gagnent également Thibaut. Nous qui voulions avancer, nous devrons patienter... Thanasis nous conduit voir les Météores et aussi nous fait faire d'autres balades. Tout naturellement, il nous met à disposition une chambre dans laquelle nous passons notre temps à dormir, tousser et se moucher.

     

  8. Sofia  PARCOURS           PHOTOS

        30 mars 2018         on a parcouru environ 4552km / 1859 km - étape II

    Cela s'est passé ainsi.

     

    Nous sommes partis, après une semaine de grippe hivernale, de Trikala en Grèce. Nous étions heureux de pouvoir de nouveau avancer, faire quelques dizaines de kilomètres par jour sur notre tandem, dormir au grand air, et recouvrer notre routine du voyage que nous apprécions tout particulièrement.

     

    Nous avons décidé de ne plus faire de détour et de tirer tout droit vers le nord. Le 25 avril nous avons un bus au départ de Cracovie. Nous partons pour dix jours en France pour le mariage d'amis. Il faut donc arriver à temps en Pologne..

     

    Nous ne nous sommes pas arrêtés à Thessalonique et avons directement pris la direction de la Macédoine que nous avons traversée en deux jours. Le temps de nous rendre compte que ce pays est assez pauvre et rural, qu'il n'est pas dans l'Union Européenne, que l'écriture est en cyrillique, que les gens sont supra-sympathiques et qu'il y a une grande discorde entre eux et la région de Grèce qui porte le même nom que leur pays. Surtout, surtout, ne parlez jamais à un Grec de Macédoine si vous ne voulez pas vous faire un ennemi à vie. Privilégiez le nom de Ex République Yougoslave de Macédoine ou encore le nom de la capitale Skopje pour définir le pays dans son ensemble.

     

    Durant notre première nuit en Macédoine notre tente à pris l'eau... après six mois de voyage nous faisons le point sur notre matériel, ce qui est de bonne qualité, ce qu'il faut changer. Notre tente prend l'eau par dessous même si nous la mettons sur une bâche imperméable (l'eau passe entre la bâche et le sol de la tente), il faudra absolument résoudre ce problème.

     

    Nous avons atteint la Bulgarie rapidement et nous nous sommes offert, à Petrich, une nuit à l'hôtel pour nous laver et faire une lessive après six jours passés sous tente. A ce moment là une vague de froid est arrivée avec de la pluie, et aussi un sacré mal de dos pour Cindy... un lumbago. Les matelas de l'hôtel étaient beaucoup trop mous. Nous n'y sommes pas habitués. Thibaut à eu le droit à un petit torticolis, nous nous sommes donc massés l'un et l'autre pendant les quelques jours suivants - ça c'est le bon côté de l'histoire. Cela nous a de nouveau retardés de trois jours. Nous en avons profité pour visiter la maison de Baba Vanga, la Nostradamus des Balkans, qui officiait dans cette ville. Et dès que Cindy a recouvré sa faculté de marcher et de s'asseoir sur la selle, nous avons repris la route. Il faisait froid et la pluie était au rendez-vous. Les voitures nous doublaient en nous arrosant et nous, nous chantions Y'a d'la joie de Charles Trénet, magnifique satire de la bonne humeur;)

     

    Maintenant nous sommes à Sofia. Le temps s'est amélioré et il est agréable de sortir. Nous apprenons le cyrillique et nous arrivons à nous faire comprendre des gens en parlant le polonais puisque les deux langues ont des racines slaves communes.

     

  9. Timisoara  PARCOURS           PHOTOS

        10 avril 2018         on a parcouru environ 5118km / 2425 km - étape II

    Saviez-vous que la Bulgarie, alliée de l'Allemagne durant la seconde guerre mondiale, a sauvé les juifs habitant sur son territoire des camps d'extermination nazis (soit 50 000) ? Certes, la réalité n'est pas rose puisqu'ils étaient exploités dans des camps de travail bulgares mais libérés après la guerre, un fait assez exceptionnel pour être souligné.

     

    Saviez-vous que l'alphabet "russe", le cyrillique, a été inventé en Bulgarie au 9ème siècle après JC , sur la base de l'alphabet grec ? Il est actuellement employé pour écrire plusieurs dizaines de langues

     

    Saviez-vous que le roi de Bulgarie, chassé par les communistes, a été élu au pouvoir après la chute du régime soviétique ? Un roi se faire élire... c'est le seul cas relevé dans le monde.

     

    Saviez-vous que sur les routes empruntées par les camions, les stations service sont équipées de douches ? Testé et approuvé !

     

    Saviez-vous que le Danube n'est pas le plus long fleuve d'Europe? Et non, le plus long se situe en Russie, c'est la Volga. Le Danube reste un looong fleuve qui traverse 10 pays et a inspiré beaucoup d'artistes, de poètes et d'écrivains. Nous vous avons fait une sélection de textes dans l'onglet de notre blog Art On The Road.

     

    Saviez-vous que les mamies des bandes dessinées, voûtées, avec un fichu, joliment ridées, souriant en montrant leur unique dent, existent réellement et se trouvent dans les campagnes bulgare et roumaine ?

     

    Saviez-vous que la pluie, tant décriée sur ce blog, possède tout de même de bons côtés ? A notre demande de poser les matelas dans un garage pour éviter la pluie prévue pour la nuit, Pavel et Alexandrina nous ouvrent une grande maison en bois, attenante à la leur. merci à nos hôtes 5 étoiles!

     

  10. Krosno  PARCOURS           PHOTOS

        21 avril 2018         on a parcouru environ 5678km / 2985 km - étape II

    Nos derniers jours en Roumanie furent l'occasion de profiter de l'incroyable générosité des gens. Pas un jour sans qu'on nous offre des fraises, des œufs peints pour Pâques, des liqueurs locales ou du fromage hollandais. C'est le pays où nous avons été le mieux accueillis, mais également celui où les routes ont été les plus dangereuses (pas vraiment d'intermédiaire entre les grandes nationales pleines de camions et les routes en terre pleines de trous).

    Changement d'ambiance frappant lors du passage de la frontière avec la Hongrie. Nous avons l'impression d'un coup d'être revenus dans l'opulence de l'Europe de l'ouest. Belles maisons, routes toutes neuves munies de leurs pistes cyclables séparées... on hallucine, à vélo nous sommes plutôt habitués aux changements progressifs ! D'autant plus qu'à ce moment là nous avons déjà roulé 90 km et ne sommes plus très frais pour comprendre ce qui nous arrive.

    Dans le même genre, nous vivons une situation plutôt surprenante au Nord de la Hongrie. D'un coup, au milieu de la campagne, nous voyons plein de panneaux d'indication en hébreu. 1 km plus loin, nous nous retrouvons au milieu de centaines de pèlerins Juifs hassidiques, avec papillottes et hauts chapeaux. Nous nous sentons encore plus en décalage que d'habitude avec nos casques jaune fluo. Nous apprenons que la région a connu des rabbins exceptionnels et est devenu un lieu de pèlerinage pour les juifs du monde entier. De plus, nous passons juste devant l'ancienne maison de l'un d'entre eux, pile le jour de l'anniversaire de sa mort.

     

    Pressés d'arriver en Pologne, on traverse la Slovaquie tout droit en 2 jours. Nous sommes charmés par les beaux villages au milieu des champs de colza et les traversées de forêt aux arbres fraîchement rhabillés par le printemps. On reviendra sûrement, mais Smakołyk, le petit magasin tenu par nos amis Kaja et Tomek à Krosno en Pologne ferme à 14h le samedi, et il nous faut pédaler ferme pour pouvoir y arriver à temps et manger une petite brioche !

     

    Ca y'est nous sommes arrivé à destination. Une nouvelle grosse étape de notre voyage. Kaja et Tomek (les amis avec qui ont été partis à Malte cet hiver) nous accueillent pour quelques jours et nous font visiter un peu la région.

     

    Avant d'explorer le reste Pologne, nous ferons un petit aller-retour (10 jours) en France à l'occasion du mariage de nos amis Philippe et Floriane. L'occasion de revoir un peu notre famille et nous reposer un peu les gambettes car notre tandem restera au chaud à Krosno.

     

     

     

     

RETOUR AU BLOG
design by MK