Comme chez Mamie
Pour ce premier article de voyage, nous vous proposons un retour sur notre descente du Rhône, une semaine entre Lyon et La Ciotat, où nous rejoignons pour un weekend la Mamie de Cindy.
Nous avons commencé à rouler dans le cadre agréable de la fameuse Via Rhona, piste cyclable le long du Rhône. Pas d’itinéraire à préparer, pas de circulation, que du plat : les conditions idéales pour se mettre en jambe et trouver notre rythme. Nous avons ensuite quitté la Via Rhona au niveau d’Orange et bifurqué en direction de La Ciotat.
Nos premières grandes capitales européennes : Piolenc, capitale de l’ail – en témoigne la gousse à l’échelle 100:1 placée au niveau de son rond-point principal -, Cavaillon capitale du melon, et -plus intéressant – Montélimar pour son nougat et Aix-en-Provence pour ses calissons. Pour ces deux douceurs, des producteurs astucieux ont eu l’idée de mettre en place de beaux musées expliquant la fabrication leurs confiseries : nous les visitons, et mis en appétit, remplissons nos sacoches à la boutique. Saviez-vous que les calissons sont constitués en bonne partie de melon confit ?

Nos premiers cols (et nos premiers centilitres d’acide lactique), principalement concentrés entre Aix et La Ciotat pour notre dernier jour avant la pause, nous permettent de bien rôder le premier plateau du tandem et de nous féliciter de notre choix d’éviter de traverser les Alpes pour atteindre l’Italie !
Nos premières erreurs de parcours. En suivant Google Maps et ses itinéraires “vélo” pour sortir d’Aix en Provence, nous nous retrouvons face à un chemin caillouteux montant droit dans une pente redoutable. Pour l’esquiver, nous aurons droit à un bon kilomètre de VTT abordé en priant pour que notre attelage tienne bon. Nous comprenons que les itinéraires vélo de Google maps requièrent un bon VTT plutôt qu’un tandem bien chargé, et nous jurons de regarder cela de plus près les prochaines fois. Maps Me est une bonne alternative.
Nos premiers campings sauvages. Le soir vers 19h, notre regard change et tout l’espace autour de nous devient un lieu de bivouac potentiel. Il faut alors trouver le meilleur spot pour cuisiner et passer la nuit. Pour l’instant, les abords de notre route se sont révélés plutôt accueillants et nous avons toujours trouvé facilement où poser notre tente. Nous nous sentons vite à l’aise, même si pas tout à fait aussi bien que chez Mémé.

A notre grande surprise, les journées passent très vite ! Une fois passés les temps de tandem, repas, montage et démontage du campement, étirements de rigueur, il ne nous reste plus beaucoup de temps, et nous réalisons que nous avons encore peu sorti nos instruments. Peut-être aussi parce que nous dormons 10 heures par nuit ?

Notre première pause. Après 7 jours de pédalage consécutifs, nous nous arrêtons à La Ciotat où Françoise, la mamie de Cindy nous reçoit très gentiment dans son appartement. Nous reprenons rapidement toutes les calories dépensées. Nous apprenons sur place que nous avons suivi la trace des frères Lumière et de leur cinématographe : partis de Lyon, non loin du hangar où le premier film a été tourné par les frères Lumière, nous nous retrouvons dans la ville où se trouve la plus vieille salle de cinéma, l’Eden Théâtre, bâtie en 1899 et où furent projetés leurs films. Dans cette ville a également été tourné L’arrivée du train en gare de La Ciotat, qui, selon la légende, aurait mis en fuite les spectateurs, paniqués à la vue de la locomotive qui leur fonçait dessus depuis l’écran.

Les objectifs pour la suite : rejoindre Nice où, Gwen, un ami propose de nous héberger. Et puis en général apprendre à se sentir partout comme chez Mémé